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Que cachent les chiffres de l’absentéisme ?

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Chaque semaine, 680 000 salariés ne se présentent pas à leur poste, pour des raisons de santé. Néanmoins, le taux d’absentéisme recule : en 2012, il était au plus bas depuis cinq ans, selon le baromètre du groupe ALMA, avec un taux de 3,84%, soit 14 jours d’absence par an et par salarié. Progrès ou régression sociétale, les avis divergent.

Problème personnel ou dysfonctionnement d’entreprise ?
L’absentéisme correspond à l’absence pour maladie, jour de grève, congés de décès et absences pour d’autres motifs. On n’y inclut pas les vacances, jours fériés, congés parentaux… Les raisons invoquées afin de justifier cette « sèche » professionnelle sont presque toujours personnelles : problèmes familiaux, de santé… Pourtant, 53% des Français qui se sont absentés du travail une journée au moins avouent que c’est bien le stress et le besoin de se reposer qui les a retenus loin de l’entreprise (enquête Kronos 2011)… L’absentéisme signale souvent une faille dans l’organisation du travail : c’est un indicateur du climat social qui règne dans les bureaux.

Inégaux devant l’absentéisme
Les dernières études montrent des taux record d’absentéisme dans les secteurs de la santé et des transports. La pénibilité peut en partie expliquer ces différences. D’autres écarts parlants sont à mettre dans la balance.
On est davantage absent :
- dans les PME que dans les grands groupes ;
- chez les ouvriers (4,84%) que chez les cadres (1,53%) ;
- quand on a plus de 51 ans (3,81%) que lorsqu’on en a 30 (2,34%)
- quand on a un emploi stable, CDI (3,7%), fonctionnaires (3,9%) plutôt qu’un contrat précaire, CDD et intérim (2,6%)
- quand on habite dans certaines régions comme les Hautes Alpes (5,31%) plutôt qu’à Paris (1,62%).

Mauvaises conditions de travail VS crise ?
Autrement dit, l’absentéisme serait favorisé en partie par de mauvaises conditions de travail (pénibilité des missions, perte de sens du travail accompli, manque de visibilité, stress…). Ce mal-être au travail coûterait environ 3500€ par an et par salarié, selon le cabinet Mozart Consulting.
Mais l’absentéisme serait, d’un autre côté, freiné par la crise car les salariés craignent de perdre leur emploi s’ils multiplient les absences. Dans ces conditions, on serait tenté de rapprocher les chiffres du recul de l’absentéisme à l’explosion du phénomène de burn-out. « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle se brise ».

Pour aller plus loin :
Baromètre ALMA Consulting Group : http://www.almacg.fr/fileadmin/webmaster-media/espace-presse/communiques-de-presse/2012/almacg-cp-barometre-absenteisme-040912.pdf
Rapport de la DARES (février 2013) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2013-009.pdf

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